Après deux semaines de pause, le procès des événements du 28 septembre 2009 à repris ce lundi 9 janvier au tribunal criminel de Dixinn délocalisé à Kaloum. À la barre pour la septième fois le capitaine Moussa Dadis Camara, l‘ancien homme fort du pays à la différence des autres jours est resté peu bavard et s’est exprimé avec un tempérament très calme. Tout au long de la journée, il avait en face de lui les avocats de la partie civile.
Interrogé sur les différents mouvements organisés çà et là en faveur de son pouvoir, l‘ancien patron du CNDD à l’entame de sa communication déclaré s’être prêté à ce jeu par inexpérience. <<L’inexpérience a été l’un des facteurs qui a affaibli notre pouvoir>>, déclare le capitaine Moussa Dadis Camara, même s’il soutient toujours l’hypothèse de complot dans son entourage.
Abordant les événements de Koumdara le 3 décembre 2009, Moussa Dadis Camara ne veut plus y revenir. <<Mes avocats sont en train de préparer une procédure pour porter plainte une fois, ce procès terminé>>, s’est-il exprimé.
Répondant à la question d’un des avocats en tant que président à l’époque pourquoi qu’il ne demande pas pardon au peuple de Guinée ?
Moussa Dadis Camara répond, <<vouloir demander le pardon alors le jugement n’a plus de sens. Je ne suis pas maudit pour le faire. Il faut que le procès soit fait et ceux qui ont commis des exactions comme Toumba reconnaissent leurs actes. Mais comme ça, sans le procès, je ne suis pas maudit pour le faire.>>
Question : cette garde, qui est partie au stade, était elle sous votre responsabilité ?
Réponse : <<oui, c’est ma garde, mais je n’ai pas donné d’ordre à personne. Toumba même l’a dis ici. Ceux qui sont partis la responsabilité est individuelle par rapport aux autres qui ne sont pas partis.>>
En tant que président d’alors est que vous contrôliez le camp ?
<<Un chef d’Etat est une personne, il ne peut pas tout savoir. Il y a des choses qui peuvent se passer sans que vous ne sachiez. Être chef militaire ne veut pas dire que vous êtes au courant de tout. En ce qui concerne ces cas de morts, mon regret est énorme, je le dis honnêtement>>, s‘est défendu l’ancien patron du CNDD.
L’audience est renvoyée au mardi 10 janvier pour la suite des débats.
Molayane
