Répondant à une question chez nos confrères de RFI, le président du CNT indique que certains partis politiques pourraient disparaître s’ils ne sont pas conformes aux nouveaux critères qui seront définis dans la nouvelle constitution. Un débat inutile qu’on aurait pu bien s’en passer selon le PEDN.
« Nous disons que le système se complique la tâche parce qu’on n’a pas besoin de tout ce débat. La charte des partis politiques est claire par rapport aux conditions pour créer un parti politique. La première des choses à faire est de savoir si les partis qui existent actuellement, qui disposent de l’agrément obéissent à ses exigences», affirme Mohamed CISSE, responsable de communication PEDN.
Abdoul Sakho, lui parle d’une fuite en avant, car le problème n’est pas le nombre de partis politiques, mais plutôt des critères dont le président du CNT n’a pas indiqué. « Ça n’a pas de sens de mettre le focus sur le nombre de partis politiques en termes de chiffre. Ça n’a pas de sens, lorsque mille partis politiques répondent au critère où est le problème ? Le plus important, ce sont les critères. Qu’est-ce qu’il faut ? Qu’elles sont les règles du jeu ? Qu’elle est le mécanisme d’évaluation ? » S’interroge Abdoul SACKO, coordinateur national du forum des Forces sociales.
Pour le CONOSC, la pléthore de partis politiques ne favorise pas la lutte démocratique. Elle renforce plutôt le communautarisme et l’ethnocentrisme. Ange Gabriel HABA propose que le CNT prévoit des règles d’alternance au sein des partis politiques.
« Il faut interdire ou limiter le nombre de candidatures par individu au sein des partis politiques. Lorsque tu es d’un parti politique A, tu te présentes une fois, la deuxième fois, c’est la fin », propose Ange Gabriel HABA, secrétaire exécutif du CNOSCG.
Même si le président du CNT ne parle pas des critères, le secrétaire général par intérim du PDG-RDA préconise de partager les parties politiques en courant, ou les préliminaires seront de mise avant la présidentielle.
« Nous savons qu’il y a des socialistes parce que nous avons une obédience purement panafricaine. Donc socialiste, nationaliste, il y’a aujourd’hui ceux qui se réclament des liberaux, donc vous avez deux courants. À défaut de ces 2 cas, vous pourrez par exemple avoir le courant des Centristes », indique Oyé BEAVOGUI.
À ce jour, la Guinée dispose de plus de 200 partis politiques. Visiblement, la réglementation manque et le débat va donc encore continuer au sein des états-majors des partis et dans l’opinion publique.
Alseny BARRY
