C’est une actualité qui fait grand bruit dans le milieu politico-judiciaire ces dernières 24 heures. Elle est relative à la demande faite par les religieux sous la houlette des autorités aux activistes de la société civile en détention depuis neuf mois à la maison centrale de monnayer leur liberté à l’abandon de leur lutte politique. Une démarche diversement commentée par certains politiques. Pour le docteur IbrahimaSory Diallo président du parti ADC-BOC » on ne peut pas dire à quelqu’un d’abandonner la conviction sociopolitique pour la paix ».
Dans cet entretien, le leader politique invite l’exécutif à plutôt orienter les cadres du FNDC vers un juge. Pour lui, « le CNRD lui-même a fait un combat pour arriver là où il est, les activistes aussi feront leur combat pour arriver là où ils veulent » soutient l’ancien député.
» Je pense que ce n’est pas bien, ce n’est pas une bonne communication. On ne peut pas dire à quelqu’un d’abandonner sa conviction sociopolitique pour la paix. La paix à un prix, c’est vrai, mais je pense que le CNRD n’a pas besoin de demander à un activiste d’arrêter son combat. Le CNRD lui-même a fait un combat pour arriver là où il est, les activistes aussi feront leur combat pour arriver là où ils veulent. Maintenant, si ce qu’ils veulent est conforme à la loi tant mieux, mais si c’est le contraire, ils seront encore devant la loi parce que force reste à la loi. Moi, je pense que ce ne sont pas des négociations pareils qui devaient être envisagées.
Les négociations devaient être orientées en demandant à la justice de faire son travail par rapport à ces dossiers-là. Même moi, je n’accepterais pas après avoir resté en prison pendant plus de huit mois qu’on me demande de me libérer pour que j’abandonne mon combat non, je ne le ferais pas. Ce qui est important, c’est de dire pourquoi ils ont été arrêtés, un juge doit se prononcer sur ce dossier. Les religieux doivent arrêter par rapport à ce qu’ils font, moi, je crois qu’ils doivent plutôt œuvrer pour que la loi soit respectée et que les droits du citoyen aussi soit respecté » à déclaré l’ancien président du comité d’organisation des manifestations politiques de l’opposition.
À la place des religieux » sachant qu’on ne peut pas continuer à garder indéfiniment ces activistes en prison, je demanderais au Premier ministre s’il œuvre pour la paix de juger les activistes parce qu’ils sont détenus durant plusieurs mois » déclare l’homme politique.
Molayane
