La Guinée répond enfin à la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest 48 heures après la fin des travaux du 62ème sommet de cette organisation. Au micro de nos confrères de la télévision nationale depuis Abuja au Nigéria, le ministre des affaires étrangères, considère la délocalisation du cadre de dialogue de Conakry vers une autre capitale ouest africaine comme une insulte à l’endroit du peuple de Guinée.
Cette déclaration du ministre Morissanda Kouyaté vient balayer le communiqué de la CEDEAO qui propose de délocaliser ces travaux pour lui donner un caractère inclusif.
<<Ce que les chefs d’Etats de la CEDEAO demandent, c’est ce que le président fait depuis qu’il est au pouvoir c’est-à-dire donner au dialogue un caractère inclusif. C’est pourquoi, il a instruit son Premier ministre qui a nommé trois facilitatrices indépendantes. Lui-même, il s’est déplacé pour aller rencontrer les acteurs politiques. J’ai dit cela aux chefs d’Etats je ne pense pas que dans leurs pays qu’il y est eu une telle démarche participative. Nous voyons ce qui se passe ailleurs, mais nous nous l’avons fait. Malgré cela, on dit que ce n’est pas inclusif, le chef de l’Etat a redit au Premier ministre de continuer à tendre la main. Ce qu’ils demandent, c’est ce que nous faisons déjà. Maintenant parlant de la délocalisation, je crois que cela est purement un lapsus de leur part. Parce que parler de délocalisation du cadre de dialogue, c’est s’insulter soit même. Imaginez un seul instant prendre un bateau pour embarquer les Guinéens afin qu’ils se parlent ailleurs, c’est vraiment ridicule.>>
Interrogé sur la décision de mettre en place une force en attente pour lutter contre les coups d’Etats, le médecin diplomate précise. << une force anti coup d’Etat, d’abord de quel type de coup d’Etat parle-t-on ? Parce qu’il y a plusieurs. Il y a les coups d’Etats anticonstitutionnel civil, je pense qu’un coup d’Etat intervient lorsque ça ne va pas. Au lieu de mettre des millions de dollars pour aller acheter des armes contre les coups d’Etats pourquoi ne pas prendre faire de la promotion de la bonne gouvernance pour éviter des coups d’Etats à répétition>>, s’explique le ministre des affaires étrangères chez nos confrères de la télévision nationale depuis Abuja.
Molayane
