J’imagine la douleur avec laquelle le père de Billo Bah a quitté ce monde. Perdre son fils de vue pendant dix longs mois, sans aucune nouvelle. Sans savoir s’il est mort ou vivant… Eh Dieu ! J’en pleure, la mort dans l’âme
Pendant ce temps, les bourreaux se promènent tranquillement, traquant d’autres opposants, d’autres voix dissonantes sous les applaudissements de certains Guinéens dont, pourtant, on défend la cause.
Quelle hypocrisie ! Quelle cruauté ! Quelle malhonnêteté ! Quelle incroyable incrédulité !
Comment peut-on enlever injustement les enfants des autres et espérer que Dieu donne la paix aux siens ?
Comment peut-on tuer, froidement, des pères de famille et dormir paisiblement, en espérant un jour goûter au paradis ?
Depuis quand dire la vérité est-il devenu un crime impardonnable ?
Depuis quand défendre son pays et l’intérêt général est-il une abomination ?
Depuis quand est-il interdit de rappeler à quelqu’un ses engagements non tenus et le non-respect de son serment ?
À ceux et celles qui soutiennent, sans honte, ceux qui infligent cette douleur à nos enfants, à nos parents, à nos familles, préparez-vous, votre tour viendra. Ce n’est pas une menace, mais une évidence dans l’ordre divin.
Qui parmi vous aimerait voir sa famille subir pareille injustice ? Pareille cruauté ? Une barbarie d’une telle brutalité ?
Soutenir le mal, n’est-ce pas en être complice ? Soutenir les crimes ? Les injustices ? Les enlèvements ? Les disparitions et exils forcés ?
Qu’espérez-vous tirer de tout cela ? Quelle richesse pourrait vous apporter la paix et la joie dans un tel soutien ? Pensez-vous à la mort ? À l’au-delà ? À ce que vivront vos enfants demain ?
Alors, vous et vos mentors, faites tout pour ne pas mourir. Car Dieu veille, et chacun devra rendre compte ici ou dans l’au-delà.
Connus ou inconnus, vous paierez, un à un, pour vos silences complices, vos trahisons et vos crimes. C’est une certitude.
Mamoudou Babila KEITA, Journaliste
