vendredi, octobre 16, 2026
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Alpha Bayo : « le seul bilan de ces manifestations c’est la destruction des biens de nos concitoyens »

by LA REDACTION
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Ce jeudi 16 février, c’est la manifestation du FNDC. En marge de cette journée de protestation contre les autorités de la transition, les soutiens se sont multipliés de part et d’autre. Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, Alpha Bayo Coordinateur National de la maison des associations et ONG de Guinée, invite les manifestant et les initiateurs de reconsidérer leur position, afin de faciliter une sortie paisible de la transition.

Inquisiteur.net : Nous sommes à moins de 24h de la manifestation projetée par le FNDC, dites-nous quelle analyse vous faites de cette marche ?

Alpha Bayo : La manifestation projetée par le FNDC, est une préoccupation pour nous, entant qu’organisation de la société civile. Parce que notre mission c’est la paix, la quiétude sociale surtout la bonne marche de la transition.

Alors, je dois rappeler que nous sommes parties prenante au cadre de dialogue, qui a été initié sous le leadership du premier ministre, chef de gouvernement et les facilitatrices et nous avons adopté à l’unanimité des résolutions qui ont été remises officiellement au président de la transition, le colonel Mamadi DOUMBOUYA. Donc à cette occasion il a été décidé unanimement d’observer une trêve de vingt-quatre mois, pour permettre au CNRD de dérouler son programme en vue de respecter son engagement vis-à-vis de la communauté internationale.

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Nous sommes dans cette optique, il est de notre responsabilité entant que partie prenante, de défendre cette position, donc si nous entendons que le FNDC a eu le soutien du quatuor, je veux parler de l’ANAD, RPG arc en ciel, FNDC politique et de toutes les autres coalitions qui sont opposées à cette transition, c’est vraiment inquiétant.

L’expérience des dix dernières années, les manifestations ont toujours été contreproductive dans la mesure où, c’est le compte à rebours du nombre de morts, le seul bilan de ces manifestations c’est la destruction des biens de nos concitoyens, empêcher les autres citoyens de vaguer librement à leur occupation habituelle.

Et nous connaissons le contexte économique international, dû, bien attendu à la guerre entre la Russie et l’Ukraine. C’est vraiment une situation préoccupante. Tout ce que nous pouvons dire à nos camarades du FNDC c’est de surseoir à cette manifestation et de donner la chance au dialogue, déjà il y’a un cadre de dialogue est ouvert, qui est permanent jusqu’à la fin de la transition. Du coup c’est de venir autour de la table discuter, nous savons qu’ils ont des préoccupations, elles ne doivent pas être imposées aux autorités de la transition. Mais elles doivent être débattues dans un cadre propice pas dans la rue, les rues n’ont jamais résolu nos problèmes et elles ne le feront jamais.

En parlant de la contre productivité de ces manifestations, cette reprise ne pourrait-elle pas être un facteur qui prolongera la durée de la transition ?

Déjà nous sommes opposés aux Manifestations qui selon nous sont contre-productives.  Parce que cela pourrait provoquer des glissements du calendrier ou du chronogramme. Aujourd’hui vous avez vu que le premier ministre a nommé la fois dernière le comité de suivi du cadre de dialogue, ça veut dire que nous sommes dans la matérialisation même du chronogramme de la transition.

Mais vous imaginez qu’on demande encore un autre cadre de dialogue, après le CNRD dira que dans notre  »mission de refondation nous avons besoin que de deux ans ». Estimons que le nouveau cadre de dialogue prenne quatre, cinq, six mois, le plus important c’est l’avis des 36 entités engagées, par rapport à un nouveau cadre de dialogue.

Il faut vraiment qu’on sache raison garder et qu’on mette l’intérêt supérieur de la nation, en vue d’éviter le glissement du chronogramme, on a vraiment marre de la transition. Cette transition empêche la Guinée de s’ouvrir au monde, de recevoir l’aide de la communauté internationale.

A un moment donné, nous acteurs de société civile, nous avons les projets en abondance, à cause de cette transition on est bloqué. Donc, il faut que le FNDC sache raison garder, de mettre la balle à terre et pour donner la chance au dialogue.

Le FNDC et d’autres entités n’ayant pas pris part au cadre de dialogue inter-guinéen soutiennent que leurs inquiétudes ne seront pas prises, est-ce que vous qui y étaient avez-vous été satisfait ?

La plupart de nos préoccupations ont été prises en compte, je vous invite à lire intégralement le contenu des résolutions issues du cadre de dialogue. Vous conviendrez avec moi que même la question des prisonniers politiques ont fait l’objet de discussion. Parce que nous avons demandé au CNRD de diligenter les dossiers des acteurs politiques et les acteurs de la société civile, qui sont à la maison centrale. C’est une préoccupation pour nous, on partage la plupart des préoccupations qui sont évoquées par le FNDC, tant qu’on ne donne pas la chance au dialogue, on ne pourra pas s’en sortir.

Pour conclure, un mot à l’endroit des jeunes qui compte débarquer dans la rue ce jour.

D’abord, je signale que nous Maison des associations et ONG de Guinée, nous sommes en train de prendre des dispositions pour envoyer les observateurs sur le terrain, nous allons faire un bilan de la journée, c’est important mais le plus important, cette manifestation n’est pas autorisée première des choses et le FNDC a fait l’objet de dissolution deuxième facteurs.

Par conséquent, j’invite les jeunes à ne pas respecter le mot d’ordre de manifestation, je leurs invite plutôt à rester à la maison, mais ne pas sortir dans les rues affronter les forces de l’ordre, le risque est très élevé.

Pour cela, c’est mon message à l’endroit des jeunes parce que, les initiateurs de ce mot d’ordre de manifestation, où sont-ils? Pas en Guinée ils sont ailleurs, au Sénégal, en Occident, dans leur bureau climatisé et ils annoncent le mot d’ordre de grève. Ce sont les jeunes qui se feront tuer et c’est les parents qui vont perdre.

 

 

 

Doussou Konaté

 

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