Conakry : La Cathédrale Sainte Marie refuse-t-elle de soutenir les anciens ministres du CNRD ?

Réactions de l'Église catholique

Dans un contexte de tensions politiques croissantes, la décision inattendue de la Cathédrale Sainte Marie de Conakry de ne pas s’associer aux prières des anciens ministres du CNRD soulève des questions brûlantes sur son rôle et son influence dans la société guinéenne.

Guillaume Hawing appelle à la prière pour la cohésion nationale.

Il y a 3 jours, Guillaume Hawing, ancien ministre de l’enseignement pre-universitaire, annonçait sur sa page Facebook, la « continuation des prières dans les églises et mosquées pour le chef de l’Etat et pour la cohésion nationale ». C’était à la faveur de la « 4è rencontre du Collectif des Anciens Membres du Gouvernement du CNRD« , avait-il écrit en précisant que l’étape suivante de cette initiative est : « l’église Cathédrale Sainte Marie de Conakry.

L’église Saint Augustin remplace la Cathédrale Sainte Marie.

Interrogations sur le refus de l’Église

Ce dimanche, en lieu et place de la Cathédrale Sainte Marie, c’est l’église Saint Augustin de Taouyah qui a finalement enregistré cette étape de prières dudit collectif. La Cathédrale aurait-elle refusé de s’associer leur démarche ? La question a tout sens, car l’ancien ministre Guillaume Hawing, a fini par corriger sa publication en enlevant la mention de la Cathédrale Sainte Marie.

L’Église catholique critique la gestion du CNRD.

Même si nous ne savons pas davantage sur les raisons de ce changement de dernière minute géré avec habileté, il est évident que l’église Catholique n’approuve pas la manière par laquelle le pays est en train d’être géré par le CNRD. Au mois de mai dernier, elle avait clairement invité les autorités de la transition à « plus de clarté » tout en exprimant son indignation et sa préoccupation face à plusieurs situations qui impactent négativement la vie des populations depuis l’amorce de transition de Mamadi Doumbouya.

Les anciens ministres face à la désillusion populaire.

Par ailleurs, de nombreux citoyens ne cachent pas leur déception vis-à-vis de la démarche de ces anciens ministres, qui pour la plupart, ne semblent pas incarner les valeurs d’éthique et de morale pour bénéficier de la considération due à leur rang, tant le plan professionnel que social au regard de plusieurs faits qu’ils ont commis pendant et après leurs départs du gouvernement.

Babila KEÏTA

 

 

 

 

 

 

Related posts

Dix mois sans mon père : une lettre aux autorités guinéennes et à la conscience du monde

Pénurie d’essence en Guinée : Une crise profonde ou une manipulation organisée ?

Guinée : Quand la corruption dévore l’âme de la nation !