Actualités Université privée : 6 ans après l’arrêt de l’orientation, certaines ont fermé les portes, d’autres évoluent dans le BTS LA REDACTIONfévrier 11, 2023010 views La descente aux enfers commence en 2017, lorsque le ministre Yéro BALDE décide de l’arrêt de l’orientation des étudiants dans les universités privées. Cheick Modibo Diarra qui brillait de tout feu, tente de résister, mais finit par fermer les départements l’un après l’autre: droits, journalisme, sociologie et le dernier économie en 2022. Pour ne pas sombrer cette université se tourne désormais dans le BTS : «A l’université actuelle où je vous parle, il y a zéro étudiant en licence. Mais l’institut professionnel fonctionne à merveille avec la santé qui bouge beaucoup. À l’intérieur de cette filière, il y a sage femme, infirmier d’état… », souligne Moussa DANSOKO, responsable de la scolarité. À l’institut des hautes études de Guinée, la plus grande partie du bâtiment est utilisé6 pour le secondaire avec les écoles Bah et Kan. Ici aussi, c’est la période de la vache maigre. « On avait au minimum 10 filières. Aujourd’hui, il ne reste que la filière ingénierie. Les sciences humaines, les sciences juridiques et économiques sont fermées », précise Dr Aly Badra SYLLA, recteur IUHEG. UHEG se lance dans les formations avancées avec le master. Le prince n’est plus une université, mais plutôt un groupe scolaire. l’UNISIM (université de Simbaya) aussi n’a pas survécu à la tempête, un université qui a fermé depuis plusieurs années. Par contre, L’université Mercure fait partie des exceptions. Elle a existé bien avant le début de l’orientation des étudiants au privée, et dispose d’une école secondaire. Le nombre des étudiants a certes diminué, mais on compte bien plus de départements. « On a avait 9 départements à l’époque, aujourd’hui, nous en avons 14. Cela s’explique par les besoins qui changent parce qu’à l’époque, on n’avait pas le département des sciences de l’ingénieur. Maintenant, on a ce département avec des programmes de génie informatique, génie industriel et maintenance entre autres… », affirme Ibrahima Sory BAH, vice-recteur chargé des études UMI. Celle qui se distingue de plus c’est Koffi Ann avec 2034 nouveaux étudiants cette année contre 800 en 2016. Les départements ont augmenté avec 52 filières, 22 programmes de master et surtout, tous les programmes de formations sont adaptés aux besoins du marché de l’emploi et embrassent les nouvelles technologies. Des étudiants viennent aussi d’ailleurs avec 24 nationalités étrangères enregistrées. « La raison fondamentale, c’est la qualité des programmes, l’éducation est une œuvre de longue haleine. Je pense que les fondateurs devraient être qualifiés. Pour fonder une université privée, j’estime que le fondateur devrait avoir au minimum un doctorat », recommande Ousmane KABA, fondateur de l’Université Koffi Annan de Guinée. De 2008 à 2016, le gouvernement a dépensé près de 1300 milliards pour ces universités. Après le recensement biométrique de 2016, il a été constaté que sur 85 milles étudiants 47 000 étaient fictifs. Alseny BARRY